Diffuser sans capturer
On mesure désormais l'existence d'une œuvre au nombre d'adresses qu'elle a captées. Ce site n'a pas d'infolettre, et n'en aura pas — par position, non par négligence. Car l'infolettre est un dispositif de rétention, qui fait du lecteur une donnée à conserver ; et retenir se paie en surveillance. Le flux RSS, lui, offre l'abonnement sans la capture. On ne peut écrire sur la souveraineté cognitive et confier sa diffusion à la logique qu'on critique : la forme de la publication est déjà une thèse. Diffuser sans capturer, c'est refuser de tenir ses lecteurs — et leur donner une raison de revenir.
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