Laurent Alexandre et Olivier Babeau, un duo de nostalgiques face à la présidentielle
Laurent Alexandre et Olivier Babeau signent La présidentielle de la dernière chance. Les deux premiers tiers posent l'IA avec maîtrise — on y croise même la souveraineté cognitive. Puis viennent les propositions, et le livre restaure l'ancien monde en plus dur : une école réduite aux disciplines à verdict net (maths, physique, bio), où les sciences humaines, impropres au tri pur, disparaissent ; la défense du cumul des mandats, alors que l'IA dissout la rareté de l'information de terrain ; un « contrat social cognitif » qui protège la trajectoire, pas le poste — une promesse pour qui a le capital de se réinventer, une impasse pour les autres. Le signe : retirez l'IA de l'équation, les propositions tiennent intactes ; elles auraient pu être écrites en 1995. Des nostalgiques futuristes, tout entiers du côté de la forteresse, avec le vocabulaire du commun. Manque le seul projet qui compte : outiller la masse.
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