La souveraineté cognitive
Le terme n’est pas nouveau — il a été forgé dans la pensée décoloniale sud-américaine, chez Boaventura de Sousa Santos avec ses épistémologies du Sud. Son déplacement vers le terrain européen contemporain change de contenu sans perdre son geste critique : l’extériorité, pour un citoyen belge, catalan ou québécois de 2026, ce n’est plus la matrice coloniale — c’est le régime algorithmique privé qui médie désormais son accès aux savoirs. Distincte de la souveraineté numérique et de la souveraineté informationnelle, elle articule un triangle individuel-institutionnel-politique dont chaque sommet dépend structurellement des deux autres. Fenêtre courte : 2023-2030.
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