Le syndrome de l'Alpe d'Huez
Face à l'IA, le champ éducatif francophone n'a qu'un geste : en rajouter. Plus de calcul exact, plus de dissertations, plus de contrôles — on renforce l'épreuve que la machine vient de rendre gratuite, et l'on affronte l'outil sur la seule pente où il est imbattable. Cette note nomme le « syndrome de l'Alpe d'Huez » et remonte à sa cause : le méritocrate normatif, trié par l'épreuve et vivant de la norme, qui ne peut ni alléger l'étape ni toucher l'outil sans se déclasser. Le geste manquant a un nom — la soustraction — et son absence a un prix, payé d'abord par ceux qui décrochent.
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